J'ai passé une partie de mon après-midi à la fnac de Toulouse, rayon livre. J'ai toujours adoré les livres, les bibliothèques pleines de trésors de la littérature ou celle beaucoup plus technique de mon école montrant toute l'ingéniosité dont l'intelligence humaine a pu faire preuve au cours des siècles.
J'arrive donc à la fnac, fait fortement abstraction des livres sur la relation présidentielle, évite de m'interroger sur leur qualité, que ce soit stylistique ou journalistique, et me dirige vers la partie "sciences humaines". J'aurais aimé de bons livres de vulgarisation, je n'y ai trouvé que livres conseils du genre "mieux vivre", "mieux vivre en couple", "mieux vivre en vieux". Je me rabats vers le rayon homosexualité, si justement placé après le rayon handicap, je commence à pleurer devant un livre qui cherche à expliquer que l'on choisit son orientation sexuelle à l'adolescence, puis je commence à feuilleter les livres de la rangée suivante, intitulée masculin/féminin. Je trouve un livre "vers la féminisation ?" que j'ouvre au hasard, puis repose avant de retenir une puissante nausée. Selon cet auteur, le progrès technique ne serait dû qu'aux hommes. Marie Curie et Ada Lovelace ont du se retourner dans leurs tombes, à moins que ce brillant auteur considère que le nucléaire et l'informatique ne font pas partie du progrès technique ? Tant de mauvaise foi me fait peur. J'étais tellement horrifiée que j'ai acheté quatre livres féministes, histoire d'enrichir mon argumentaire si je dois un jour avoir la tache délicate de débattre avec un partisan de la ségrégation sexuelle.
Libellés : féminisme, livre, science